Le Docablock Blog!

Information-documentation, éducation, le Docablock se veut un outil de travail pour le CAPES externe de DOCUMENTATION: information, analyse et débats.

11 avril 2008

La palette de pixels de la Net Generation

Vu sur l'Ecrans du journal Libération (version papier gratuite aujourd'hui, encore quelques heures pour aller dire bonsoir à votre kiosquier!), le site résultant du concours de création visuelle numérique lancé par la chaîne MTV et Onedotzero (festival londonien):  10 vidéos lauréates, réalisations de 10 jeunes artistes du "Village global".  J'en ai regardé quelques-une, tout ne m'a pas passionné (il faut dire qu'au niveau de l'art numérique je suis plutôt "émigrant"...), mais j'ai été séduit par la vidéo de Marieke Verbiesen (légende nordique revue et corrigée façon  jeu  d'arcade), et celle de Ryan Louie (si vous n'êtes pas  trop du matin, ça devrait vous donner envie de conquérir la cité)....

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10 avril 2008

Légalisez la culture de l'information! le 8ème congrès de la FADBEN (2)

Suite et fin de ma petite synthèse  de ce dernier congrès de l'association des enseignants documentalistes de l'Education nationale: "la culture de l'information. Des pratiques... aux savoirs".... Un congrès pour une culture 100% développement durable, comme le mobilier du salon des exposants (tables, chaises, présentoirs...), entièrement réalisé en carton. Une initiative à signaler. Sachez que des documents connexes (voire annexes) ont été publiés un peu partout sur le Web: sur le site de la FADBEN, on pourra trouver le propos introductif de la présidente, Françoise Albertini, ainsi que le propos d'André Tricot (absent ce jour là, pour cause d'attente d'un heureux événement..) sur les savoirs et compétences documentaires. Sur son blog du Web pédagogique, Noël Huguen (professeur documentaliste et formateur à Angers) fait pour sa part une analyse et un premier bilan. Pour finir ce tour du Net, Olivier le Deuff, maître du diaporama  et coqueluche de toutes les étudiantes en information-documentation, communique sur son blog ses 2 préao. Mais l'essentiel reste ce moment de réflexion en commun, aux implications tout autant théoriques que pratiques. Revenons-y...


La journée du samedi s'est ouverte par une conférence de Philippe Meirieu. Envisageant la pédagogie documentaire, cette figure des sciences de l'éducation a commencé par insister sur un certain déterminisme historique et religieux, le rôle de la religion protestante et de son rapport aux Ecritures (et donc aux textes) sur l'idéologie éducative des pays anglo-saxons: en effet ceux-ci ont très tôt mis la dynamique éducative de la recherche documentaire (construction de l'intelligence et de l'autonomie de la personne) au centre du processus d'apprentissage. En France, le Messie de la documentation s'appelera C. Freinet... plus tard. Pareillement au niveau de l'éducation aux médias, la culture éducative française a bien du mal à accepter de faire rentrer les médias et l'actualité à l'école, au risque d'un véritable risque de fracture entre les cultures médiatique (celle de nombreux jeunes) et scolaire. C'est le traditionnel (pseudo?)dilemme entre les savoirs stables et déjà hiérarchisés et l'actualité, toujours en mouvement. D'où, pour Ph. Meirieu, la nécessité d'un changement de paradigme: passer de Jules Ferry à Jean Zay, ce ministre du Front populaire qui avait compris qu'on ne pouvait séparer l'éducation de l'instruction. Et d'où également la nécessité de promouvoir un certain nombre de droits de l'enfant (droit à la protection, mais aussi à l'information, à la culture, à l'acquisition d'un esprit critique etc...): ces droits, s'ils étaient respectés, imposeraient en retour  des devoirs  de la part des  industries  médiatiques  (et particulièrement de la télévision).... Un film  de la chaîne CapCanal (disponible ici) sur le travail au CDI a été diffusé ensuite.

La table ronde  qui a suivi s'intéressait aux nouveaux médias participatifs. Comment sont-ils appréhendés et utilisés par les adolescents? Olivier le Deuff a convoqué pour répondre à cette question la métaphore d'un "fantôme dans la machine" (Ghost in the shell). A l'heure en effet où les technologies évoluent plus vite que notre compréhension d'elles,  beaucoup de discours, notamment dans l'Education nationale, insistent encore sur la nécessité d'adaptation permanente, de l'élève et  de l'enseignement, face aux nouveaux impératifs des TIC. L'esprit documentaire (dans la machine ou ailleurs), au contraire, est une capacité à exister par soi-même, un esprit critique, et une démarche d'anticipation. Au delà de l'attraction des élèves ("Homo Zappiens", selon l'expression de 2 chercheurs hollandais) pour les nouveaux médias du web 2, ils doivent réussir à en saisir les possibilités éducatives et créatives.
Un point a ensuite été fait sur l'enquête Mediappro, réalisée dans 10 pays autour des pratiques médiatiques de 9000 jeunes de 12 à 18 ans, close en 2006 -et donc déjà à refaire...- : si l'on passe le détail sur ce dispositif qui nous a permis de mieux connaître les pratiques réelles des jeunes, on retiendra que si les élèves sont conscients des risques qu'ils peuvent encourir avec ces nouveaux médias, ils surestiment globalement leurs compétences dans ce domaine. Pourtant ces médias sont bien entendu porteurs d'enjeux pour la construction d'une culture de l'information.  C'est le propos d'Aurélie Aubert, doctorante en SIC. Une nouvelle donne informationnelle est à maîtriser: lassée du traitement médiatique des médias mainstream   (mass medias), une partie du public est partie à la recherche d'une façon alternative de s'informer.  Le résultat actuel: une hétérogénéité  plus grande des sources (blogs, médias participatifs etc...), mais aussi des difficultés d'orientation de l'usager dans ce nouveau paysage.  Les nécessités éducatives coulent  alors... de source:  formation  à une typologie des médias, à la déontologie et au droit......  L'Ecole doit savoir  que si les jeunes ne sont pas encore producteurs d'info (par les blogs notamment), ils risquent  fort de le devenir sous peu... à moins d'un désintérêt médiatique qui serait encore plus préoccupant.

Mais cette institution n'est pas la seule à contribuer à une éducation à l'information. C'était l'objet de la table ronde suivante (du moins celle que j'avais choisi, puisqu'il fallait faire des choix....). On y retrouvait notamment Élisabeth Noël (de l'ENSSIB/FORMIST) et Patrick Bazin, directeur de la bibliothèque publique de Lyon (2ème structure de France après la BNF). E. Noël  a donné tout d'abord un très intéressant aperçu historique des formations à la maîtrise de l'information, alors que l'on va fêter en 2009 les 10 ans du FORMIST. Une argumentation qui se base sur 2 enquêtes: 1998 et 2005. En 1998, une enquête nationale avait tenté de faire un état de l'art de l'éducation à l'information dans l'enseignement supérieur.  On notait alors un souci réel de formation (effectuée  par les "missionnaires", précurseurs  de l'éducation à l'information  dans les pays francophones: Pochet et Thirion en Belgique - =Edu'Doc -, Claire Panigel pour l'URFIST de Paris dès 1984 -date de création des URFIST: 1982-, sans oublier le GREMI -Groupe de Réflexion sur l´Enseignement des Méthodologies de l'Information-), mais seulement 1 établissement sur 2 mettant en place un dispositif effectif (équivalent de 350 élèves/établissement formés). Les années 2000 ont vu des évolutions marquantes: l'apparition de tutoriels en ligne (FORSIC -plus à mis jour depuis 2001- ou CERISE, par exemple), de référentiels de compétences (Metafor, Erudist....).  Toutes ces ressources sont régulièrement signalées par FORMIST. (Formation à l'information scientifique et technique, édité par l'ENSSIB). Nouveau bilan et évaluation des actions en 2005 par E. Noël:  on peut noter une institutionnalisation des formation (passage d'une formation facultative  à obligatoire), des textes officiels qui plaident en faveur de cela, des  formations plus nombreuses -mais plus courtes. Les URFIST sont plus visibles (sites Internet notamment), les tutoriels intégrés dans les ENT. L'éducation à l'information est partagée entre toute une communauté de compétences (bibliothécaires, enseignants, informaticiens...). Mais le bibliothécaire continue à garder sa spécificité, et une mission ambitieuse: tourner la bibliothèque vers les usagers, s'adapter aux pratiques de la génération Google (cf. Bibliothèque 2.0).
P. Bazin a quant à lui posé la situation de la lecture publique: intervention passionnante. Puisque... eh bien.... Puisque le numérique a bouleversé à la fois l'ordre du livre et les pratiques des usagers des bibliothèques, puisque le public s'est lui même qualitativement diversifié (démocratisation culturelle...), eh bien les missions des bibliothèques, qui étaient avant tout de donner accès, doivent évoluer et s'adapter aussi. La bibliothèque ne peut plus se contenter de la conservation des savoirs constitués. "Avant", la bibliothèque était le miroir d'une encyclopédie: organisée, hiérarchisée, au contenu validé. Mais aujourd'hui le savoir est de plus en plus dynamique, les usagers/consommateurs d'information deviennent également des producteurs de connaissance (cf. Wikipédia): l'ancien modèle du savoir, une pyramide où les détenteurs de la science (à la pointe) communiquaient les connaissances au reste de de la société (la base), permettant en théorie un ascenseur social et culturel, est périmé. La mission de la bibliothèque publique devient maintenant, selon P. Bazin, non d'"apprendre à apprendre", mais d'associer les usagers à la co-construction d'un espace culturel: le bibliothécaire doit jouer un rôle d'animateur dans la construction des connaissances, son expertise est là. En retour, l'usager accompagne le bibliothécaire dans la constitution de gisement de ressources: c'est, me semble-t-il, ce que l'on appelle au niveau du Web 2.0 l'UGC (User Generated Content). Une concrétisation éloquente: le Guichet du savoir  de la Bibliothèque municipale de Lyon... Les questions sont fournies par les usagers, les réponses par la bibliothèque et les bibliothécaires, elles sont de plus capitalisées  par le système d'information de la structure, qui indexe l'ensemble....! 

La conférence d' E. Broudoux, sous un intitulé qui attisait la curiosité de nos jeunes esprits émotifs ("Fluidification informationnelle et intermédiaires socio-techniques), concernait en fait  le Web sémantique (à  l'horizon). Un diaporama est disponible sur le site de la FADBEN. 

La table-ronde de l'après-midi était l'un des grands moments du congrès. Autour de JL CharbonnierPascal Duplessis, Alexandre Serres, Agnès Montaigne, Nicole Clouet, pour évoquer  des questions essentielles: "Didactique de l'information et pédagogie documentaire: quel projet curriculaire?", "Intégrer la formation aux concepts info-documentaires dans la formation des élèves", "culture et didactique de l'information: quelles relations?", parmi  6 grandes questions. 

La dernière conférence de la journée (au choix, là encore) a concerné les ENT (environnement ou espace numérique de travail), de mon point de vue à la fois outil de formation à l'information et objet de cette éducation. C'est dire si en théorie la chose intéresse les documentalistes. Mis à part les définitions et références habituelles qui ont été énoncées, on peut signaler différents éléments: bien que le ministère veuille généraliser  les ENT à l'horizon 2010, c'est avant tout un projet partenarial et local (notion de territoire) encadré par le SDET (Schéma directeur des ENT).  Une personne en charge des TICE est venu  exposé le cas  du Rhône (Ac. de Lyon et département du Rhône), où c'est l'ENT laclasse.com qui a été choisi. Il reste maintenant à diagnostiquer, évaluer, sécuriser et fiabiliser les usages d'abord, consolider et optimiser la technique ensuite, mais surtout... sensibiliser et convaincre les acteurs de participer (lutte active contre le "syndrome du nudiste"!)...


Le dimanche a vu une réflexion davantage axée sur la dimension professionnelle et l'avenir du métier. C'est là bien entendu l'intérêt de ce type de rencontre. Mais, alors que la profession compte près de 10 000 documentalistes, l'amphithéâtre n'en a pas accueilli plus de 300 ou 400 (estimation personnelle). La profession, c'est un point de vue mais il faut l'envisager, n'est peut-être pas assez mobilisée pour affirmer une position claire sur son avenir, qui maintiendrait la diversité de ses missions et accentuerait la dimension pédagogique (ce qui me semble ressortir de ce congrès); les allusions aux derniers propos de l'IGEN ont été fréquentes, mais la question pas vraiment débattue en pleine lumière: quid du métier d'enseignant documentaliste? et d'une culture de l'information dont l'enseignement ne serait ni formalisé ni reconnu par l'institution (d'où mon titre un peu provocateur) et  les modalités d'évaluation -comme l'a signalé  une intervention-  laissées à l'appréciation de chaque acteur?
Il faut toutefois le dire, l'Inspection générale, par la présence de Jean-Louis Durpaire,  n'a pas contribué à éclaircir les doutes et les interrogations, notamment de ceux qui s'apprêtent à rentrer dans le métier.
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CC:   par Rebecca (Becky/Bex) 
"The Guide".
Si le monde de l'information est  aussi tortueux que les ramifications de cet arbre, la culture de l'information  pourrait-elle se  comparer au tronc? et  la médiation documentaire à un "Guide"?   

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05 avril 2008

Domestiquer l'information: le 8ème congrès de la FADBEN (1).

Je l'avoue, je fus présent le week-end dernier à Lyon pour le dernier congrès des enseignants documentalistes qui proposait une réflexion (doucement) militante autour de la culture de l'information. Vous pouvez d'ores et déjà en lire un compte-rendu de B. Devauchelle (d'ailleurs intervenant lors de ce même congrès) dans le Café pédagogique. J'en propose ici une synthèse brève et personnelle.

Alors que l'on fête cette année les 50 ans des CDI, le terme de culture de l'information fait florès. A ma connaissance, au moins 3 congrès sur ce thème organisés en 2008. C'est que la notion de socle est elle-même à la mode (notamment à travers des enquêtes internationales comme PISA qui tentent de cerner les compétences indispensables à maîtriser pour l'élève... sans oublier le fameux Socle commun sorti de la loi d'orientation de 2005).Que faut-il donc enseigner, en matière d'informatique, d'information et de documentation, pour l'"honnête homme" du  21ème siècle? Que doit connaître le cyber-citoyen de la société de l'information? Quelle culture de l'information, donc, à maîtriser? Pour Claire Belisle, il y a  une multitude de  cultures informationnelles qui renvoient à autant de pratiques. Quel rôle, donc, de l'Ecole dans l'éducation à ces nouvelles pratiques? Le philosophe Francis Bacon opposait jadis autorité des sciences et autorité de la religion. Mais aujourd'hui, par exemple avec Wikipédia, le rapport stabilisé au savoir et au livre vacille, créant de nouveaux centres de légitimation des connaissances. L'esprit critique et la possibilité de modifier ses représentations antérieures sont fondamentaux. JF Dortier, créateur et rédacteur en chef de Sciences humaines, compare l'arrivée du Web à l'émergence de l'écriture (suivant les analyses de Jack Goody). Il s'agit pour lui d'une révolution, de l'émergence d'une 3ème culture, après celle de l'Académie (=système éducatif) et celle de la presse et de l'édition. Un tiers état culturel existe (le "pronétariat" cher à Joël de Rosnay), et le Web recèle d'une multitude de niches culturelles, véritables richesses. Ce troisième pouvoir aura des effets importants sur la presse et l'édition, mais la science, le savoir scolaire ne sont pas bouleversés, selon le journaliste. Si le cyber-prof n'est pas pour demain, notre profession souffre d'une concurrence déloyale avec le couple Google/Wikipédia. La nécessité de classer, valider le savoir, est indispensable pour pouvoir se démarquer des robots de recherche en tant que professionnels de l'information , mais plus encore celle de mettre en scène, de réenchanter le savoir, de l'humaniser en l'incarnant!
Sylvie Chevillote, conservateur à l'ENSSIB et participante à l'ERTé (groupe de recherche “Culture    informationnelle et curriculum documentaire”), nous a  ouvert quant à elle à une dimension  internationale de la réflexion autour de la culture de l'information (information literacy), autour des travaux de l'Unesco et de l'IFLA, en insistant sur le fait que la problématique n'est pas seulement éducative, mais également sociétale, économique et politique.Dans ce domaine, les USA et le Canada ont été précurseurs avec les "Bibliographic Instructions". Muriel Frisch, maître de conférence en sciences de l'éducation (IUFM de Lorraine), s'intéresse à l'aspect didactique qui  occupera une bonne part de la réflexion du congrès. Il s'agit pour l'Ecole de penser et d'enseigner "une culture qui partage et ne sépare pas", à l'heure où les évolutions des TIC sont propices à l'émergence de nouvelles utopies et religiosités (cf. Breton). Si depuis les années 90 les recherches en didactique se sont développées (dénotant une préoccupation croissante du "comment faire apprendre"), et bien que la FADBEN ait élaboré dès 1978 le manifeste "la documentation discipline nouvelle", la profession d'enseignant documentaliste s'est construite dans une spécificité, un certain "flou épistémologique" qui rapprochait la documentation de la méthodologie documentaire (sur le modèle  "spécialisation théorique" vs "compétences générales"). Quelles conséquences alors de l'enseignement aux élèves d'une culture de l'information? Une didactisation est-elle possible dans le respect de l'identité de la profession?

Mais avant de théoriser un contenu d'enseignement il est nécessaire de bien cerner les pratiques informationnelles des jeunes, car ce sont elles que l'éducation devra rendre éclairées. C'est ce que Mireille Lamouroux (ADBS) va faire dans  en convoquant diverses enquêtes sur les pratiques de lecture des jeunes. La "culture jeune"(15-19 ans) partage 3 caractéristiques fortes: c'est une génération de l'image, ancrée sur le temps présent (notion de zapping), qui se sent proche de toutes les formes de "télévision de l'intimité".  Or ces pratiques  se heurtent  à la culture scolaire (cf. l'article de Dannah Boyd  sur la génération MySpace dans MédiaMorphoses). Internet  a profondément modifié  les pratiques culturelles en général, dont les pratiques de lecture: c'est également l'avis d'Alain Giffard (président de la Mission interministérielle pour l'accès public à l'Internet), qui envisage ce bouleversement sous un angle original: celui des industries de lecture (=formatage des écrits de lecture; contrôle des pratiques culturelles; commercialisation de texte -cf. Google AdSense et AdWords) qui créent un espace de lectures industrielles avec ses risques: de nouveaux savoirs et de nouvelles ignorances en perspective... 

A suivi à cela une course effrénée derrière les petits fours, avec comme échauffement une séance de lutte autour des bouteilles de jus d'orange: c'en était fini de cette première journée de congrès.......

kkk

CC par Audry Drapier,
modifié par moi-même.

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22 mars 2008

Logiciels libres et éducation (1): une conférence de JP Archambault

Voici une conférence donnée par Jean-Pierre Archambault (cellule de veille technologique du CRDP de Paris, spécialiste des logiciels libres), en 2005, à l'université de Metz. L'intégralité de la conférence (dont une partie importante, "Ressources pédagogiques libres") est disponible sur le site du CRIUM (Université de Metz). L'ensemble des vidéos que le Docablock propose atteint une durée raisonnable (35 mn).


L'association Graoulug ( http://www.graoulug.org/ ) , l'université Paul Verlaine à Metz ( http://www.univ-metz.fr/ ) et l'IUT de Metz, ( http://www.iut.univ-metz.fr/ )dans le cadre de la journée « logiciels libres pour l'éducation » ( http://www.graoulug.org/wiki/wakka.php?wiki=JourneeLibre2005 )le mercredi 16 mars 2005 présentent :
« Les logiciels libres et l'Education », une conférence de Jean-Pierre Archambault ( http://www.crium.univ-metz.fr/docs/archambault/ )

I Les Logiciels Libres (1ère partie) :

Dans cette séquence, Jean-Pierre Archambault aborde les thèmes suivants

* Définition du logiciel libre (par opposition au logiciel propriétaire) : les droits accordés à l’utilisateur et les intérêts que cela présente.
* Le modèle économique de développement du logiciel libre : pourquoi et comment peut-il être viable et efficace économiquement ? Pourquoi ce modèle de développement devrait-il être le modèle "normal" ?
* L’existence du logiciel libre produit déjà des effets positifs sur le secteur même quand les gens ne l’utilisent pas...
(Source : Framasoft http://www.framasoft.net/article1648.html)


Logiciels Libres 1
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Logiciels libres et éducation (2): une conférence de JP Archambault

I  Les Logiciels Libres (2ème partie)

Dans cette séquence, Jean-Pierre Archambault aborde les thèmes suivants :

* Explication du modèle économique du logiciel propriétaire : description de la situation actuelle, comment une situation de monopole peut s’installer et sembler impossible à dépasser (problèmes liés aux constructeurs, aux éditeurs de logiciels, aux formats...)
* Quelles conditions ont permis le développement d’une alternative de qualité : Linux ? (Efficacité technique du modèle de développement, rôle crucial d’Internet, le soutien de Linux par de grands groupes industriels comme arme contre le monopole)


Logiciels Libres 2
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Logiciels libres et éducation (3): une conférence de JP Archambault

II  Les Logiciels Libres et l'Education (1ère partie) :

Dans cette séquence, Jean-Pierre Archambault explique l’importance de l’accord-cadre ( http://www.aful.org/education/accord.html)de 1998 entre le ministrère de l’éducation nationale et l’AFUL (http://www.aful.org/index.html)prônant l’introduction des logiciels libres dans le système éducatif et comment cet accord permet de légitimer ce type de solutions aux yeux des acteurs du secteur (collectivités locales, enseignants, ...). En effet, les logiciels libres provoquent à la fois des réactions de sympathie - leur philosophie étant proche de celle qui anime les missions de l’enseignement - mais également beaucoup de résistances, pour des raisons diverses.


Logiciels Libres et Education 1
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Logiciels libres et éducation (4): une conférence de JP Archambault

II  Les Logiciels Libres et l'Education (2ème partie) :

Dans cette séquence, Jean-Pierre Archambault aborde les thèmes suivants :

    * Réactions des enseignants face au logiciel libre : sympathies, réserves liées à des impératifs pédagogiques, refus.
    * Enjeux de l’introduction des logiciels libre à l’école :
o enjeux financiers et économiques : faire cesser la "rente" servie à un monopole, économies de maintenance engendrées par de meilleures infrastructures réseau
          o enjeux démocratiques : mettre à disposition des élèves des logiciels qu’ils pourront réutiliser y compris chez eux
          o enjeux pédagogiques : apprendre aux élèves à utiliser des fonctionnalités et pas des produits
* Situation du logiciel libre dans l’éducation nationale : développement rapide dans le domaine des serveurs, rôle essentiel joués par Mozilla (http://www.framasoft.net/rubrique227.html) et OpenOffice.org (http://www.framasoft.net/article472.html) dans la diffusion des solutions libres pour le poste de travail.
Source : Framasoft (http://www.framasoft.net/article1648.html)


Logiciels Libres et Education 2
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Firefox malin (2)

Suite de mon petit billet pratique sur les extensions du navigateur Firefox, pour ce Libre en fête 2008.  La sortie dans le courant de l'année  de la version  3 du navigateur s'annonce  comme un moment fort.   Mais d'ores et déjà, nous pouvons nous interroger sur notre rôle (d'aspirant) "expert" en information-documentation et en éducation face aux logiciels libres. Comme l'écrit Pierre Giraud, enseignant documentaliste dans l'académie de Nice,  "installer tel ou tel système, tel ou tel logiciel, tel ou tel navigateur, favoriser tel moteur de recherche au détriment d’un autre c’est induire chez les élèves des habitus dont ils n’ont pas toujours conscience". Il ne faut pas régler trop rapidement son compte à la question des modalités  techniques d'accès à l'information, qui sont certes simplifiées aujourd'hui, mais pas toujours connues par les usagers (l'utilisation des logiciels de Microsoft peut de ce point de vue être comparée à l'usage systématique et irraisonné de Google): il s'agit là de mon point de vue d'une partie éducative indispensable à une culture de l'information. Faire connaître aux élèves les différentes alternatives en est un minimum.


Plus que précieux pour la lecture de blogs ou du Café pédagogique, Grab and Drag reproduit la fonctionnalité d'Adobe Acrobat, qui permet de gérer la lecture de ses PDF avec une petite main: simple et génial.

Annotate Any Webpage, comme son nom anglais l'indique, permet d'annoter des pages web, et de retrouver ses annotations lors des navigations ultérieures. Seul bémol, il faut compter quelques secondes entre chaque opération.

Toujours au niveau de la prise de note sur le Net (une phase pas vraiment évidente), une extension simple et simplement efficace, Quick Note, permet d'afficher sur le panneau latéral un espace pour la prise de notes. Incontournable.

Une extension célèbre et parfaitement au point: ScrapBook. elle permet d'effectuer des copies rigoureusement exactes de toutes les pages web (utile donc pour les impressions) et de les archiver et de les classer dans une arborescence, disponible même lorsque l'ordinateur n'est pas connecté au réseau. On peut également annoter les documents, et les "tagger" pour les retrouver par la suite. L'utilisation de cette extension peut aller si loin qu'un didacticiel a été créé sur le site Framasoft.

Vous découvrez à tout bout de champ des pages Internet qui vous semblent intéressantes à lire, mais vous n'avez pas forcément le temps de le faire ni l'envie de les mettre dans vos marque-pages? Taboo est fait pour vous.  Un simple clic sur l'icône et la page sera mémorisée; vous pourrez la consulter tranquillement après, en passant par une interface qui fournit un calendrier de vos coups de coeur!

Terminons avec un dernier choix personnel: Foxmarks, qui permet de sauvegarder en ligne ses marque-pages et de pouvoir les utiliser sur n'importe quel poste informatique disposant de Firefox (et de cette extension). Bien pratique pour surfer partout comme chez soi!

Voilà cette petite sélection terminée, il s'agit bien entendu d'un choix personnel et très loin d'être exhaustif: vous pouvez également chercher votre bonheur dans les différentes catégories présentées sur le site de la fondation Mozilla.
De plus, si vous connaissez ou utilisez une extension qui n'est pas mentionnée et qui pourrait être utile à l'ensemble de la communauté des Capésiens, laissez un commentaire!

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21 mars 2008

Firefox malin (1)

Aujourd'hui... même si le temps n'est pas printanier, c'est la Fête du Libre; je consacre donc quelques minutes de cette soirée à promouvoir un peu le logiciel libre (puisque c'est la règle du jeu de la diffusion du libre) en mettant en lumière certaines extensions de Firefox qui peuvent nous être particulièrement utiles. Peut-être n'en connaîtrez-vous pas certaines.

Firefox est en effet un  navigateur open source de conception originale: c'est d'abord un programme de base relativement simple et standardisé, mais que chaque utilisateur peut personnaliser selon  ses besoins, son utilisation du Net etc... avec  des  plug-in  (extensions au programme initial) développés par la communauté .  C'est  un système très efficace et puissant, mais encore faut-il réussir à trouver l'extension qui nous  conviendrait dans la masse....

Les publicités qui clignotent, sur votre boîte mail, et partout ailleurs, ce n'est pas votre truc??.... Vous pouvez installer l'extension Adblock Plus qui permet de bloquer les messages publicitaires, ainsi que le gestionnaire de mise à jour. Pour moi, cette extension s'est révélée très efficace.

Le navigateur Opera est une réussite technologique indéniable. Mais on peut retrouver sur Firefox plusieurs extensions qui en font l'intérêt:

  • 2 pane bookmarks permet de  mieux  gérer  ses marque-pages si on en a en quantité: cette extension divise la fenêtre latérale en 2, la première  ne contenant que les dossiers à proprement parler, la seconde tous les sites appartenant au dossier sélectionné.  Il est donc plus facile  de repérer et de retrouver ce que l'on cherche.
  • All in one Sidebar permet de gérer beaucoup des fonctionnalités du navigateur (marque-pages, historique, gestionnaire de téléchargement etc...)  à partir  d'icônes sur la barre latérale.

Pour finir pour ce soir, 2 extensions qui me sont devenues indispensables, inspirées également d'Opera...

  • Fast Dial permet, à chaque onglet que l'on ouvre,  et au lieu d'arriver sur une page vierge,   de repartir sur l'un de nos sites favoris en cliquant sur une vignette le représentant. Mieux, en installant cette extension, on peut aller sur ces sites à partir de n'importe quelle page, par des raccourcis au clavier! Allez voir les captures d'écran si mes explications ne vous éclairent pas.
  • Enfin, vous en avez marre de devoir vous logger à tout moment, de remplir des formulaires? Équivalent de la "baguette magique" d'Opera, Secure Login remplit les champs des formulaires pour vous: quand le logo représentant la clef s'allume, il vous suffit de cliquer dessus, pour que, par exemple, votre identifiant, votre mot de passe et la validation de tout cela (par la touche "Entrée") se fasse automatiquement!  tout ça en un seul clic! et en plus voilà qui sera plus sécurisé que si vous utilisiez les traditionnelles fonctions de mémorisation des mots de passe des navigateurs...

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20 mars 2008

Célébrer... les logiciels libres!

« Avec la place toujours plus importante que prennent les technologies numériques dans nos vies quotidiennes, les Logiciels Libres sont devenus un véritable enjeu de société que Libre en Fête a pour objet d'amener à la portée de tous ».

Cette phrase est de Thomas Petazzoni, membre du conseil d'administration de l'April et de l'équipe de coordination de Libre en Fête 2008. Je dois être d'humeur paresseuse aujourd'hui, et en plus le texte est très bien rédigé.... donc je copie-colle.

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par Nicosmos


"Pour la huitième année consécutive, l'initiative Libre en Fête est relancée : pour accompagner l'arrivée du printemps, des évènements de découverte des Logiciels Libres et du Libre en général seront proposées partout en France autour du 21 mars, dans une dynamique conviviale et festive.

Au travers de ces évènements, vous pourrez découvrir tous les avantages des Logiciels Libres : des
valeurs d'entraide et de coopération, un bien commun accessible à tous favorisant le partage des connaissances, une communauté vivante prête à aider les nouveaux venus, etc.

Les Logiciels Libres sont également des
logiciels performants, sécurisés, fiables et simples à utiliser pour un faible coût. Vous pourrez par exemple découvrir des logiciels comme la suite bureautique OpenOffice.org, le navigateur Web Mozilla Firefox ou le système d'exploitation GNU/Linux.

Vous pourrez également découvrir d'autres projets libres, comme l'encyclopédie libre et collaborative Wikipédia, ou les œuvres musicales, photographiques et littéraires sous licence libre, dont vous trouverez des exemples sur Jamendo, Dogmazic ou Flickr.

En mars 2007, près de 100 évènements avaient été proposés à l'occasion du Libre en Fête, dans 17 régions françaises. L'initiative 2007 avait par ailleurs reçu le soutien de Richard Stallman, fondateur du projet GNU et considéré comme l'un des initiateurs du mouvement du Logiciel Libre.

127 évènements sont prévus pour Libre en Fête 2008 !
"


De plus, un appel à partenariat est lancé:
"Tous les groupes d'utilisateurs de Logiciels Libres, les espaces publics d'accès à Internet, les bibliothèques, les médiathèques, les clubs informatiques, et toutes les associations intéressées sont invitées à organiser des évènements dans le cadre du Libre en Fête. La coopération entre différentes structures au niveau local est vivement encouragée : les groupes d'utilisateurs de Logiciels Libres peuvent notamment apporter leurs connaissances et leur expertise en matière de Logiciel Libre, et les espaces publics d'accès à Internet sont des lieux propices à l'organisation d'évènements de découverte des Logiciels Libres.

Les évènements organisés dans le cadre du Libre en Fête peuvent prendre n'importe quelle forme. Les formes les plus courantes sont les suivantes :

      - Conférences,
      - Install party (« fête d'installation » ou « gala d'installation », est une réunion qui permet de faire rencontrer des utilisateurs expérimentés en matière de Logiciels Libres et les utilisateurs novices. Ces derniers, munis de leur ordinateur personnel, y trouvent de l'aide pour installer des des applications libres pour Windows ou le système libre GNU/Linux sur leur ordinateur.)
      - Ateliers,
      - Expositions (panneaux, photographies, etc)
      - Concerts,
      - Diffusions de vidéos ...
      - etc  ".


Pourquoi  ne pas en profiter pour essayer (par exemple) sans aucun risque  sur votre ordinateur le système d'exploitation GNU-Linux grâce à un Live CD, qui permet de tout tester (à partir de votre lecteur de Cd-Rom), sans rien installer?, et de bénéficier ainsi d'un environnement informatique à la pointe de toute les innovations, sûr (quasiment aucun virus), stable,  extrêmement paramétrable et.... gratuit??!!!!!

Posté par Cyril B à 16:44 - Culture informatique - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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