26 avril 2008
Avec PMB, retour aux sources?
PMB (sigle parfois traduit par Petite et Moyenne Bibliothèque ou PhpMyBibli) est un logiciel libre (=open source) et gratuit (=0 euro) dont les bases ont été posées par un bibliothécaire dès 2002. L' académie de Rennes, dont les CDI tournaient jusqu'à présent avec le logiciel Superdoc, l'a adopté en 2006. C'est un SIGB (système intégré de gestion de bibliothèque). Destiné à l'origine au monde des bibliothèques, il est basé sur la norme UNIMARC. Il a déjà intégré le langage XML, voué à devenir incontournable dans les échanges entre structures documentaires dans les prochaines années. Il permet également l'importation et l'exportation des Mémonotices de Poitiers, l’intégration de notices issues de la BNF, du SUDOC via Z3950, la récupération de notices Amazon, de tout entrepôt OAI...
Distribué sous la licence libre CeCILL, le logiciel tourne sur tout système d'exploitation (Windows, Linux, Mac...) .
La structure se fonde sur un serveur Web (généralement Apache), une base de donnée MySQL et le langage PHP (disponible sous Windows dans le pack logiciel EasyPHP): le poste de travail informatique est donc transformé en serveur web, le logiciel s'exécutant sur le serveur: full web, il est donc manipulable uniquement avec votre navigateur préféré. Mais pas de soucis pour mettre votre catalogue en ligne: l'un des grands avantages d'un OPAC (Online Public Access Catalog) à l'heure où l'on parle de système d'information et de multipolarité du CDI. La base documentaire pourra donc être entièrement consultable sur l'intranet de l'établissement (dans les salles informatiques par ex.), via l'ENT ou directement sur Internet. Mais pas uniquement la base, puisque les fonctions utilisateurs (et administrateur d'ailleurs) migrent entièrement en ligne: recherche documentaire donc, mais aussi consultation de son compte lecteur, réservation, historique des recherches, "étagères virtuelles" élaborées par le documentaliste pour valoriser son fonds. Le logiciel semble se diriger vers la direction passionnante des bibliothèques 2.0 (bientôt CDI 2.0?); je colle cet extrait du site de l'éditeur, indiquant quelques une des nouvelles fonctionnalités développées:
* Demandes de prolongation des prêts par le lecteur
* Ajout d’un commentaire, d’un mot-clé à une notice
* Approfondissement du tri par pertinence des notices
* Lectures associées "les abonnés ayant emprunté ce document ont également emprunté..."
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L'interface utilisateur (OPAC) comme l'interface administrateur (SIGB) se veulent simples d'utilisation et intuitives
Des fonctionnalités intéressantes pour l'enseignant documentaliste ont été pensées: étagères virtuelles, donc, DSI (diffusion sélective de l'information), demande de prolongation de prêts, lectures associées, ajout de commentaires aux notices, recherche élargie à des sources externes (Gallica, CNRS, base de la BDP...)...
Un mot sur l'équipe de développement, paraît-il très réactive. Le produit subit des améliorations constantes, toujours gratuites. L'assistance, en cas de soucis, doit toutefois être prévue (alors qu'avec BCDI elle est intégrée dans l'abonnement et assurée par les CRDP): c'est la société PMB Services qui s'en charge, mais le coût est donc à prévoir dans le budget. Toutefois, au contraire de BCDI, PMB peut très bien être utilisé sur un système d'exploitation gratuit comme Linux (à prendre en considération selon la situation informatique de l'établissement, ça peut parfois être très avantageux). Le thésaurus Motbis n'étant pas libre de droits, il faut également songer (au niveau académique, en principe) à en négocier l'utilisation.
En bref, un logiciel documentaire qui me semble relativement simple d'utilisation (par rapport à BCDI notamment), open source (donc potentiellement améliorable par chacun... enfin presque, et adapté davantage encore aux besoins des documentalistes de terrain). Bémol:le thésaurus Motbis n'est pas encore bien intégré à l'environnement du logiciel, pour l'indexation comme pour la recherche (et de plus il ne s'agit pas de la dernière version du lexique). Comme on a souvent les défauts de ses qualités, le gros inconvénient me parait être la dépendance de la base documentaire aux aléas du Réseau....
L'abécédaire de BCDI
10 000 : c'est à peu près le nombre de CDI qui utilisent le logiciel documentaire BCDI
A comme abonnement: si l'achat du logiciel BCDI est relativement abordable (1000 euros pour un collège de 300 à 599 élèves), l'annualisation des abonnements, depuis BCDI 2006, avec des modifications mineures, pèsent sur le budget CDI et poussent même certains à regarder vers le logiciel gratuit PMB. Mais chut, il ne faut pas le dire trop fort!
C comme CRDP Poitou-Charente: BCDI est édité par ce CRDP.
C comme Club BCDI: une communauté conséquente qui peut être un atout, en permettant le partage de ressources, la diffusion de l'actualité du logiciel ainsi que des utilitaires et une banque de données de questions/réponses.
F comme finalités pédagogiques: un logiciel documentaire dans un cadre scolaire se doit d'avoir des objectifs pédagogiques: favoriser l'autonomie de l'élève dans la recherche d'information, lui donner différentes portes d'entrée (plus ou moins complexe et correspondant à son niveau) dans la base documentaire, l'aider à se familiariser avec un thésaurus en lui fournissant une interface adaptée. C'est la volonté de base du projet BCDI.
I comme intégration du thésaurus Motbis: un grand avantage de BCDI est qu'il fonctionne nativement avec le thésaurus Motbis, particulièrement bien intégré dans l'environnement de travail du logiciel (contrairement à PMB par ex.). De plus, pas de droits à négocier (le thésaurus Motbis n'est en effet pas libre de droit!!) pour l'utilisation. Les mises à jour de Motbis sont également prise en charge par le logiciel.
M comme maintenance: si l'annualisation de BCDI oblige (si l'on veut toujours avoir la dernière version) à un abonnement parfois onéreux, cet abonnement offre une maintenance par les différents CRDP (trouver des partenariats est essentiel à leur fonctionnement financier) ou rectorats. Bien utile tout de même en cas de problème.
P comme produits documentaires: le logiciel permet la constitution de bibliographie, liste des acquisitions etc...
R comme réservoirs de catalogage: BCDI permet l'import de notices à partir notamment des bases de Poitiers, comme Mémofiches, Mémodocnet, MémoElectre.... L'importation de notices de la BNF est, à ma connaissance, plus difficile (peut-être grâce à la moulinette MoCCAM?)
U comme usine à gaz: certains "détracteurs" de BCDI remarquent justement la complexité inutile, voire l'obscurité, de certaines fonctionnalités du logiciel, qui serait lourd et peu intuitif, tant pour le documentaliste que pour l'élève.
W comme BCDI Web: si BCDI est un logiciel qui fonctionne avant tout en local, le module BCDI Web permet la mise en ligne de la base sur l'intranet ou l'Internet. Et pas plus. En outre, cela demande un travail spécifique (contrairement à PMB nativement full web). Indispensable quand on parle de système d'information d'établissement scolaire, et de travail collaboratif. D'autant plus si l'on songe à la mise en place des ENT à l'horizon 2010.
CC: par maloupictures
23 avril 2008
Un mot... sur Motbis.
Information:le Docablock va tenter prochainement deux billets pour faire un point de synthèse et de comparaison autour des logiciels documentaires (très probablement) mis à disposition des chanceux qui partiront vers Boulogne-Billancourt au mois de juin. En attendant de se préparer moralement à ce défi (écrire les deux billets....), votre serviteur fait ce soir, pour lui (peut-être pour vous?) un ch'ti point sur le thésaurus Motbis, fidèle compagnon de l'indexeur d'EPLE.
Motbis est le thésaurus de l'Education nationale, utilisé pour l'indexation dans l'ensemble des établissements de l'enseignement secondaire, ainsi que les centres du réseau Scérén. L'AFNOR définit un thésaurus comme une "liste d'autorité organisée de descripteurs et de non-descripteurs, obéissant à des règles terminologiques propres et reliés entre eux par des relations sémantiques (hiérarchiques, associatives, ou d'équivalence). Cette liste sert à traduire en un langage artificiel dépourvu d'ambiguïté des notions exprimées en langage naturel".Le but est donc de permettre une recherche d'information efficace à l'usager, en l'occurrence l'élève. Mais c'est également d'offrir un lexique spécialement pensé pour l'éducation et l'apprentissage du second degré, en abordant les domaines et thématiques que l'élève traversera dans sa scolarité: assez général pour les besoins pédagogiques de l'ensemble des élèves, et suffisamment spécialisé pour pouvoir décrire des pans plus spécialisés des enseignements.
Motbis, disons-le sans périphrase, est un grand garçon majeur puisqu'on va fêter l'année prochaine son vingtième anniversaire (mais apparemment il est encore hébergé chez ses parents... désespérante, cette génération). Créé par le CNDP, en 1989, il est né de deux autres langages: papa Thélyce (CRDP Lyon et Grenoble) et maman Mémobase (CRDP de Poitou-Charente, pour indexer les premières MémoFiches). Depuis 2006, le thésaurus est développé selon une version annuelle (et qui porte le nom de cette année). La dernière version est donc Motbis 2008. Un comité d'orientation et des groupes de travail veillent en permanence pour améliorer l'édifice, notamment dans un travail de désambiguïsation des termes. De nouvelles orientations se dessinent également dans les dernières versions, notamment un effort pour adapter davantage l'outil de recherche sur le thésaurus à l'interrogateur, et de bien le distinguer de l'outil d'indexation. (Beaucoup) plus d'infos sur ce diaporama présenté sur le site Educnet.
18 avril 2008
3 moteurs en piste et des outsiders qui se rapprochent à l'arrivée.
Le site Abondance signale cette étude effectuée par le linguiste Jean Véronis et publiée sur son blog. Cet enseignant à l'Université de Provence réalise périodiquement des études sur la pertinence des moteurs de recherche, aidé par ses étudiants. Le but cette fois-ci était d'analyser la qualité des réponses de 3 moteurs (Google, le Moteur d'Orange et Ask) par l'analyse du premier lien en réponse, ceci sur de multiples requêtes. Verdict: Google toujours en tête (il semble avoir levé le pied sur le recours à Wikipédia dès le premier lien), Ask et Orange au même niveau, ce dernier progressant de façon nette depuis la dernière enquête.
De plus, après avoir écrit les lignes précédentes, j'ai exploré plus en détail le blog Technologies du langage de J. Véronis, et j'y ai trouvé cette étude comparative Google/Yahoo!, d'autant plus utile que ce sont les 2 moteurs généralistes les plus utilisés. L'étude est récente (publication nov. 2007), effectuée selon quasiment les mêmes modalités qu'exposées précédemment, je vous conseille d'y jeter un oeil: résultats quasiment égaux, premier lien identique dans 27% des cas, augmentation du recours systématique à Wikipédia dans le haut du classement (raisons expliquées et synthèse éclairante)
CC: par NguyenDai
16 avril 2008
Les flipbooks: lire l'image
Les flipbooks, également appelés flick books ou folioscopes, sont une forme originale du livre, très visuelle et qui tend vers le cinéma ou le dessin animé... En vogue à la Belle Époque, on continue semble-t-il à en créer! Le site Flipbook.info permet d'avoir un panorama sur le domaine, mais aussi de visualiser des saynètes (5 sur la page d'accueil, d'autres se cachent dans le site!). Moteur!
13 avril 2008
ProspecTIC ?
Glané sur le blog Bibliothèque 2.0, ce scénario d'anticipation...et de réflexion. In english.
2020 : l'Odyssée du cyberespace.... ?? Possible, probable,...virtuel?
12 avril 2008
Un outil de recherche sémantique pour chiner les ressources du Ministère de la Culture.
Signalé par les Infostratèges il y a quelques jours, le moteur de recherche Collections est un outil performant pour trouver l'aiguille que l'on cherche (en or et de l'époque mérovingienne) parmi les ressources mises en ligne par le Ministère de la Culture: du patrimoine numérisé aux dernières infos de la création contemporaine, tout y est. Il se base sur le moteur Intuition de la société Sinéqua, indexe de nombreux gisements de ressources ( bases de données comme Joconde, Mérimée, Mémoire... ; sites Web -célébrations nationales, grands sites archéologiques-). Mais surtout il offre des fonctions avancées de recherche, sur le modèle de la "zappette" d'Exalead: possibilité de préciser la chronologie, le lieu, le terme associés etc... D'après les éléments donnés par le ministère et publiés par les Infostratèges, le moteur semble encore plus performant (référez-vous à l'article si vous voulez en savoir plus), intégrant des traitements sémantiques, phonétiques et orthographiques ainsi que morpho-syntaxiques de l'information.
Cerise sur le gâteau -et ça je l'ai testé, on peut "fixer" un fil RSS à chacune de nos recherches...
Un accès direct au moteur, rien qu'au moteur.
En passant par le site ministériel, l'interface se rapproche d'un portail d'actualités.
11 avril 2008
Envie d'agir en partenariat?
Un dispositif d'aide aux projets à connaître pour le documentaliste... Je copie-colle!
"Premier programme national de soutien à l'engagement et à l'initiative des jeunes, Envie d'agir encourage, soutient et valorise l'esprit d'initiative des jeunes de 11 à 30 ans, leur créativité, leur audace et leurs talents dans tous les domaines : animation et développement local, 1ère création culturelle ou scientifique, solidarité internationale ou de proximité, volontariat, création d’activité économique… A travers ses 3 dispositifs, Envie d’agir apporte un accompagnement pédagogique, une expertise technique ainsi qu’un soutien financier pouvant atteindre 8 500 €. En 2006, 3 350 projets ont été soutenus. 42 000 jeunes ont été touchés dont plus de 13 000 bénéficiaires directs."
Un site Internet et une chaîne Daily Motion.
Quand l'Elysée veille sur le risque informationnel...
Envoyé par une de mes informatrices spéciales, je ne peux résister à la joie de vous communiquer ce lien vers une page du Contre Journal (toujours de Libé, mais il est vrai que c'est certainement le média généraliste qui suit le mieux les questions des TIC... et d'éthique). Il s'agit de l'interview de Christophe Asselin, spécialiste de l'info-doc et webmestre d'Intelligence Center. Ne nous sentons plus esseulés, dorénavant, on veille sur nous... ou plutôt sur ce qu'on écrit. Selon Ch. Asselin, il s'agit avant tout pour l'exécutif d'être au courant (courant continu) de l'opinion publique du Web -plus électrique que les autres?-, particulièrement de la blogosphère, pour plus de réactivité dans la communication politique. Pour le moment?
CC :par nickhall
La palette de pixels de la Net Generation
Vu sur l'Ecrans du journal Libération (version papier gratuite aujourd'hui, encore quelques heures pour aller dire bonsoir à votre kiosquier!), le site résultant du concours de création visuelle numérique lancé par la chaîne MTV et Onedotzero (festival londonien): 10 vidéos lauréates, réalisations de 10 jeunes artistes du "Village global". J'en ai regardé quelques-une, tout ne m'a pas passionné (il faut dire qu'au niveau de l'art numérique je suis plutôt "émigrant"...), mais j'ai été séduit par la vidéo de Marieke Verbiesen (légende nordique revue et corrigée façon jeu d'arcade), et celle de Ryan Louie (si vous n'êtes pas trop du matin, ça devrait vous donner envie de conquérir la cité)....
cc: par