27 novembre 2007
Rendez-vous Deezer ce soir!
Suite à une micro-coupure Internet, voici mon message (très) sérieux du jour qui vient de s'éparpiller en une pluie de zéros et de uns dans les tuyaux du Réseau. Les employés du fournisseur Internet en auront peut-être reçu quelques gouttes, par contre pas un mot n'est arrivé sur le blog....
J'en déduis donc qu'après cette journée il nous faut peut-être un peu de loisir... Vu dans le dossier de Libération consacré au "rapport Olivennes", voici le site Deezer. Ecoutons ses créateurs en parler (c'est moi qui souligne):
"Deezer révolutionne la musique en lançant le premier "juke box on demand" gratuit au monde.
Notre concept est simple:
> Proposer en écoute libre et totalement gratuite toute la musique dont vous rêvez.
> Rémunérer les artistes et l'ensemble des ayants droits en partageant les revenus publicitaires
> Aider à la découverte de nouveaux talents en offrant un large support de diffusion"
Tout est là.... mais il fallait y penser... Je crois même que nous pouvons déborder de la rubrique "Loisirs" pour aller dans les domaines du droit et de l'économie de l'information. Un site à retenir, je crois. Un modèle économico-culturel alternatif, qui réconcilieraient les intérêts économiques des uns avec les pratiques et les aspirations culturelles des autres..... peut-être bien....!
26 novembre 2007
Les éditions Théâtrales et le plaisir... dramatique.
En préparant la revue de presse de demain, je suis tombé dans la NRP collège de ce mois (hors-série) sur une publicité qui m'a semblé très intéressante (oui, j'avoue, les publicitaires m'ont conquis en l'occurrence, et me voilà transformé en leader d'opinion au bénéfices des industries de l'édition....).
Les éditions Théâtrales (spécialisées dans le théâtre d'aujourd'hui) publient en effet une collection destinée à un public de collégiens (collection "Jeunesse"). Sa grande originalité tient à ceci: elle propose 40 titres d'auteurs dramatiques contemporains. Le théâtre, on le retrouve à différents niveaux dans l'établissement: club ou atelier pour la pratique loisir, mais aussi étude des grands textes dans les programmes de français.... Mais le théâtre, qui peut être aussi l'occasion d'une activité interdisciplinaire (français, arts plastiques, histoire par exemple...) ne peut-il pas passer par le CDI? Si l'École doit éduquer les élèves à cet art , des textes actuels, d'auteurs contemporains, présents au CDI du collège peuvent être une excellente introduction, permettant du même coup de les familiariser avec l'univers de la création dramatique. Et, si l'on est désormais scientifiquement certain que le théâtre se joue, pourquoi ne pas imaginer le faire lire? Après tout, lire un texte pour soi, n'est-ce pas s'inviter soi-même à une représentation privée, où l'on serait metteur en scène et décorateur?
Ici le lien vers un exemple de pièce: Méhari et Adrien 
25 novembre 2007
Brève de dernière minute: le visage de Wikia Search
Après vos nombreuses demandes enthousiastes de précisions sur Wikia Search, je ne peux résister à cet envoi tardif , concis mais à la hauteur des meilleures dépêches d'agence: la première photo (pirate) de l'interface du futur moteur de recherche, en même temps que la face de son créateur! Voir l'information sur le blog d'Abondance.
(Photo:source : TechCrunch)
Une époque formidable
Par le gros bout de la lorgnette…
La seule chose qui
pourrait surprendre de la part de Denis Olivennes, c’est que ses conclusions
parviennent à remplir une feuille A4 comme il l’avait annoncé.
En effet, le discours
actuel cherche à imposer une vision partielle et faussée de ce qui est en jeu.
Comme d’habitude, il suffit de considérer la configuration d’ensemble : pour
simplifier, la chaîne traditionnelle relie les créateurs aux consommateurs de
biens culturels par l’indispensable vecteur des
producteurs/distributeurs :

Dans ce schéma, c’est le
distributeur qui a le contrôle du fonctionnement de l’ensemble.
Or le web court-circuite celui-ci :

On voit que :
L’existence des créateurs
n’est pas remise en question.
On ne peut rendre responsables de cette évolution ce qui serait des formes déviantes de consommateurs (les utilisateurs du p2p)
Donc :
Le financement de la
création ne dépend plus exclusivement des producteurs établis, avancer cet
argument n’est de leur part qu’un épouvantail. De nouveaux circuits de
financement et de rémunération peuvent s’installer sans leur intermédiaire.
Il n’y a péril que pour le pouvoir des
distributeurs. D’une manière
générale, il n’y a pas une crise du livre, du cd ou du dvd, mais une crise de
l’édition. Le modèle de distribution contrôlé ne peut pas intégrer l’apparition
des nouveaux circuits de diffusion, de partage, de collaboration.
Alors :
L’avis d’un distributeur
(inutile de revenir sur le statut de M. Olivennes) ne peut que refléter des intérêts privés sous couvert, évidemment,
de l’intérêt général.
Dans un contexte où le pouvoir
politique a fait le choix de soutenir l’offre par rapport à la demande, il est
logique de prendre des mesures qui rassurent les producteurs. Cela ne justifie
pas l’importation du modèle états-unien
(le DMCA et les mesures de filtrage et de répression qui l’ont accompagné), qui
est ancré dans une idéologie radicalement différente de celle de la France (le copyright par
rapport à la philosophie des droits d’auteur), et dont les méthodes ont
toujours démontré leur inefficacité.
Cerise sur le
gâteau : dans les nombreux entretiens que M. Olivennes dispense dans tous
les médias, l’évocation d’un souci de pédagogie est un des arguments principaux
d’un discours dont le formatage est exemplaire. Prôner la pédagogie du coup de
règle sur les doigts risque bien de lui amener le bonnet d’âne qui
l’accompagne.
24 novembre 2007
Dennis Olivennes adepte du bâton en mousse
Vous ne l'avez sans doute pas manqué, Dennis Olivennes a remis son rapport au président de la République à l'Elysée, avant-hier vendredi 23 novembre, en présence des ministres de l'Economie, de la Justice et de la Culture. A cette occasion un accord tripartite a été signé, impliquant, outre l'Etat et ses
représentants, les ayants-droits (majors de la culture, sociétés d'auteurs) et les fournisseurs d'accès à Internet (FAI).
Aucune réflexion de fond n'est apparemment sortie du travail de Denis Olivennes, président de la Fnac. Ce n'était d'ailleurs pas l'objectif puisque le but avoué, dès l'origine, était de trouver des dispositifs techniques suffisamment performant pour compliquer considérablement l'acte de téléchargement illégal (rendre «coûteux et compliqué» le piratage pour «désinciter» les internautes, selon les termes de D. Olivennes) .
Le rapport (d'une quarantaine de pages) se structure donc en 3 parties:
- LE PIRATAGE NUMERIQUE EN FRANCE.
- INCITER AU DEVELOPPEMENT DE L’OFFRE LEGALE D’OEUVRES SUR INTERNET.
- DESINCITER L’OFFRE ILLEGALE SUR INTERNET.
On retiendra donc quelques mesures:
- Riposte graduée: 2 avertissements envoyés par les FAI aux téléchargeurs.
- Puis passage à la sanction: suspension(s) ponctuelle(s) de l'abonnement, puis résiliation et inscription de l'internaute sur une liste noire nationale.
Ces mesures sont censées avoir un effet dissuasif sur le téléchargement (répression "douce", pas de jugements pénaux mais seulement des peines civiles). Néanmoins de nombreux acteurs (dont les internautes et les associations de consommateurs) n'ont pas pris part à l'élaboration de l'accord, et manifestent leur insatisfaction (cf l'entretien du journal Libération avec le gérant de l'Adami, une association d'artistes-interprètes) . Pour un panorama des différents points de vue on peut se reporter à cet article.
L'autre volet du rapport concerne les actions visant à développer le téléchargement légal, par exemple -et au hasard- sur le site de la Fnac. Rien de bien consistant a priori du moins selon les articles de Libération et du Monde :
- une volonté timide de supprimer les DRM -ces dispositifs technologiques chargés de limiter l'utilisation du produit en fonction des droits d'auteur, mais qui brident aussi la liberté du consommateur-: et encore, seulement sur les chansons françaises selon le Monde, seulement sur les plates-formes en ligne émettant en France selon Clubic (ce qui excluraient i-Tunes et autres géants).
- un délai raccouci (6 mois au lieu de 7 1/2) pour la mise en ligne des films en offre légale sur Internet (VOD).
Rien de révolutionnaire donc, seulement un engagement de plus en plus conséquent dans une direction: empêcher le téléchargement illégal par des mesures (doucement) répressives, et tenter de favoriser le marché légal. Pour un autre point de vue, on pourra aller voir le site de la ligue Odebi, rassemblant des Internautes désireux selon eux de "défendre les droits et libertés fondamentaux dans la société de l’information."
23 novembre 2007
Sur un air de didgeridoo
Mind
mapping et art aborigène
Il y avait la navigation
aux étoiles, les portulans, les chemins de croix, les plans de métro et les
organigrammes. Autant de façons de parcourir des espaces entre ciel et terre,
entre imaginaire et réalité. Ce sont aussi des guides : ils nous
entraînent dans des correspondances, des relations, qui doivent faire sens
rapportées à un ensemble.
Pour qui a de fortes
tendances non-aristotéliciennes (la carte n’est pas le territoire), tout plan
renvoie au mystère de son concepteur. Ainsi par une simple carte au trésor le
fantôme de Barbe-Noire nous renvoie à un espace imaginaire empli d’abordages et
d’îles désertes.
Du Temps du Rêve à l’espace des représentations
Le conteur commence son
récit. Le sable clair qui s’écoule de ses doigts dessine des spirales, des
courbes répétées, des ondulations liminaires. Sa voix nomme les lieux, les
territoires, les acteurs du mythe. Patiemment, les points alignés tracent leurs
pas, leurs rencontres. Puis les trames se nouent, des plages se colorent, des
bifurcations apparaissent. Le conte s’assemble simultanément dans la linéarité
de la parole et sa mise en espace sur le sol. C’est ce que certains ont appelé
les « histoires de sable » propres aux Aborigènes australiens Warlpiri
du désert central ou ceux des Terres d’Arnhem. Le récit achevé, le conteur
laisse quelques instants à son auditoire pour embrasser du regard le dessin
dont le sens est enfin accompli, puis il l’efface du revers de la main, rendant
le sable au Temps du Rêve, toujours présent, où à l’origine tout était mêlé et
rien n’était nommé.
L’art contemporain
australien reprend souvent ces agencements bien reconnaissables de points et
entrelacs, nous y sommes habitués. La technique des peintures de sable est
utilisée ailleurs, mais l’origine et la fonction en sont différentes. Les peintures
de sable Navajos, en Amérique, sont des rituels de guérison secrets. Les
mandalas tibétains sont un exercice mental de concentration, et leur effacement
symbolise l’impermanence du monde. Si le conteur australien efface son dessin,
c’est parce qu’un arpenteur du bush qui n’aurait pas assisté à sa réalisation
risquerait d’en faire une interprétation erronée. Est-ce à dire qu’il lui serait
incompréhensible ? non, celui qui en partage la culture reconnaîtrait sans
doute le mythe représenté. C’est l’acte même de projection d’un univers mental
sur une représentation spatiale qui est primordial. Le dessin de sable ne mets
pas seulement en présence les éléments du conte, il en représente les
relations, les associations et les superpositions.
Pensée topologique et virtualité
Pour bien marquer la
différence entre une cartographie physique et ces projections mentales,
signalons que les Aborigènes du désert central ne dessinent pas de plan sur le
sol : dans leur culture, ce sont les chants qui traduisent les coordonnées
géographiques. Toute leur pensée est fondée sur la relation à l’espace sans fin
du désert. Ce qui n’est pas nommé n’existe pas, n’a pas de place, et pour eux
un nom est une localisation dans l’espace. Ainsi appartiennen-t-ils à leurs terres,
ce qui a permis aux colons occidentaux de déclarer que leurs terres, elles, n’appartenaient
à personne. Espace mental et espace physique sont identiques. C’est une pensée
topologique.
L’ethnologue Barbara
Glowczewski le souligne : « L'interprétation dynamique de traces visuelles et la
projection de savoirs spéculatifs dans l'espace sont la clef de la pensée aborigène. Ce système cognitif spatialisé repose sur
une vision de l'univers qui pourrait être
qualifiée de « connexionniste », car tout y est virtuellement connectable et
interdépendant »
De plus, cette
spatialisation est détachée de toute référence temporelle : il y a synchronicité
de tous les événements. Depuis 50 000 ans l’espace virtuel du Temps du
Rêve s’incarne dans ce peuple.
Il n’est pourtant pas ici
question de faire des Aborigènes australiens les précurseurs de la pensée des
réseaux ou même d’une forme de projection de type carte conceptuelle. Pas plus
que Saint-Simon, qui utilisait les notions de la médecine de son époque, en
particulier sur la circulation sanguine.
C’est d’abord une sorte de
libre association que de rapprocher le principe des peintures de sable Warlpiri
avec les représentations des systèmes sous forme de cartes conceptuelles ou
« mind mapping ». Cependant la démarche heuristique, le plaisir
d’apprendre, la facilitation de la mémorisation, ce désir d’embrasser du regard
l’étendue d’un savoir, semblent participer aux unes comme aux autres. Alors si
au détour de votre cerveau droit, au moment où vous cartographierez le paysage
de vos connaissances, vous entendez un air de didgeridoo, vous saurez que le
Temps du Rêve n'est pas si loin.


lecdi.net, vers une recherche documentaire éclairée
Pour rebondir sur le propos de Stefan sur les ontologies... et en guère plus sérieux pour ceux qui ne connaitraient pas, je donne le lien ici vers l'ontologie...du monde d'Harry Potter. Les lecteurs non familiers avec les langages documentaires ne comprendront de toute façon rien avant le cours de mercredi sur ce thème-là ; après cette date la santé mentale de mon camarade ne sera, peut-être, plus remise en question -).
Mais retour pour moi vers le domaine de la maitrise de l'information. Certains connaissent peut-être déjà zefab -centre de recherche d'informations sur Internet, comme il se définit...- ; qui est en fait davantage un portail web centralisant l'accès vers de multiples outils de recherche sur le Web: moteurs -métamoteurs -recherche d'images etc...., tout cela et des moins connus (et c'est tout l'intérêt), à partir d'une seule page et avec un graphisme très attractif pour les jeunes.
Le blog de SavoirsCDI vient de publier un billet mentionnant une autre initiative du même genre, mais à mon avis plus aboutie encore: lecdi.net.
Ce formidable outil de recherche, imaginé par Philippe Martin, professeur documentaliste à Saint-Étienne, s'annonce déjà comme incontournable sur les écrans informatiques des CDI...
8 onglets différents ( Accueil, Actualité, Dictionnaires, Encyclopédies, Images, Junior, Lire & écrire, Web) permettent d'accéder aux meilleurs outils de recherche de chaque catégorie. Et pas seulement, puisque le grand intérêt du concept est de pouvoir effectuer ce qui commence à ressembler à une recherche comparative, en spécifiant certaines sources dont les résultats s'affichent dans des fenêtres indépendantes du navigateur, permettant avec les élèves tout un travail d'analyse sur les résultats des différents outils!
A voir donc... et à tester de toute urgence. Pour le plus grand bien de nos recherches personnelles (même la catégorie Junior devrait pouvoir trouver des utilisations...) .... et surtout à connaître dans l'optique de la formation à la maitrise de l'information. N'hésitez pas à laisser sur ce sujet vos commentaires et impressions d'utilisation!
22 novembre 2007
Vie quotidienne
Comment les ontologies ont changé ma vie
On sous-estime parfois le
côté pratique des outils de gestion des connaissances issus de l’informatique.
Par exemple, j’ai expliqué ce qu’était une ontologie à mon fils de trois ans
pour l’aider à ranger sa chambre. Ce fut une discussion instructive car en
général c’est lui qui parle et moi qui écoute, mais cette fois je comptais bien
montrer que je dominais le sujet. Or, curieusement, je me vis reprocher, comme
d’habitude, de mal ranger.
C’est alors que
l’illumination, une épiphanie comme dirait Joyce, dessilla mes yeux : lui
et moi étions bien d’accord sur les « ontos » (les êtres, ici les
jouets adeptes du chaos) mais nous établissions entre eux des
« logies », des relations, qui ne correpondaient pas toujours. Le
gestionnaire du système (mon fils de trois ans) m’expliqua donc quelles correspondances
il fallait établir entre les éléments en présence : le playmobil jaune se
range dans la boîte de l’île fleurie parce qu’il fait du bateau avec l’équipe
de Winnie l’Ourson, qui donc le rejoint dans ce sous-ensemble, ou encore la peluche qui ne ressemble à rien
va sur l’étagère du haut parce qu’elle fait un bruit rigolo quand elle tombe…
Avec l’humilité du
rationaliste qui se soumet à une telle démonstration de logique, je pris
soigneusement note des relations à établir entre les différentes parties du
système, leurs fonctions respectives et l’ordre d’exécution des instructions.
Baigné de la joie
ineffable de la victoire de l’ordre sur les ténèbres de l’indétermination, je
tentai quelques jours plus tard de faire la preuve de mes compétences en systémique
appliquée. Las, les réprimandes ne tardèrent guère à m’accabler : Le
playmobil jaune était faché avec Tigrou, alors il était parti en virée dans la
voiture de Oui-Oui. Je dus me rendre à l’évidence : mon fils avait changé
d’ontologie.
Certains systèmes
évoluent.
Moralité : vérifiez
que votre système est mis à jour par les personnes compétentes.
Pour en savoir plus sur
les ontologies informatiques : la page du site Interstices
21 novembre 2007
Le conseil pédagogique... en image
Et en PDF: conseil_pédagogique
Shéma réalisé avec le logiciel Freemind.
20 novembre 2007
Digg, l’information du Web au filtre des internautes
Il est amusant de remarquer que la prolifération d’information sur le Web, et notamment sur les sites d’information 2.0, a poussé certains de ces mêmes internautes du Web 2.0 à trouver des solutions pour filtrer les ressources et permettre aux usagers de s’y retrouver...
C’est pourtant l’une des idées fondamentales
du site Digg, fondé en 2004. Digg se veut un endroit
"pour découvrir et partager des contenus du web tout entier", où les usagers
déterminent eux-mêmes la valeur du contenu, sans éditeurs. Le but:"changer la façon dont les gens consomment l'information
en ligne". Le principe est simple : les internautes membres de Digg
forment une communauté ; si l’un d’eux trouve une page qu’il juge digne
d’être partagée avec d’autres, il la fait paraitre sur le site de Digg (section
« Upcoming Stories ») et la soumet aux suffrages des autres (Digg
comme outil de découverte) ; le sort du document dépendra du nombre de votes
(« diggs ») qu’il aura reçu (pas assez = exit ; beaucoup = les
lauriers : direction les pages d’accueil…). Le simple lecteur est donc
invité à participer activement (en cliquant…) «à un processus éditorial
collaboratif» (Digg comme outil de sélection), à mettre en avant des
ressources, à valoriser l’information. Il peut également également se
constituer un réseau communautaire, selon ses centres d’intérêt (Digg comme
outil de partage), et dialoguer par messagerie en réaction à l’information,
échanger grâce aux commentaires (Digg comme outil de discussion).
Le site Internet du New York Times propose même à chacune de ses pages un raccourci Digg pour faciliter la tâche de ses lecteurs...
Voilà donc une façon originale de découvrir l’information sur le Net, où les internautes se basent sur les découvertes de leurs pairs, où le filtre de la communauté est envisagé comme une force capable de remplacer une équipe éditoriale pour hiérarchiser du contenu, valoriser ou non sa pertinence.